Tag Archives: death to pigs

FUCKFEST #2 (again) – Souvenirs…

1 Mai
Fuckfest 2 - Photo sur Positive Rage par Steph Rad Party

Fuckfest 2 - Photo sur Positive Rage par Steph Rad Party

Pour patienter jusqu’à la vidéo de Marie qui prend du retard à force d’écouter du Sweet et du Mötley Crue en écumant les rads de Menilmuche, moults souvenirs de ce Fuckfest, deuxième du nom.

REPORTS :

– sur Nextclues, par Bilou :  JOUR 1 // JOUR2

– sur le blog de Monsieur L’Ours, par lui-même  : JOUR 1 // JOUR2

– sur le blog de Tanxxx, par elle-même : JOURS 1 & 2

– sur Positive Rage, par Matthieu  : JOUR 2

VIDEOS :

MARVIN + BIL « Boon » & FRANCOISE « Watt » MASSACRE – Final « This Ain’t No PicNic » des Minutemen, par Delp!

BASEMENT, par Delp!

PNEU, par Delp!

SHUB, par Delp!

SHUB, par Lauranie Kikette

PHOTOS :

–  par Tanxxx

– par Steph Rad Party (+Report)

– par Delp!

– par Brian Cougar

DOSSIER 2008 – 4 albums « made in France »

23 Mar


DEATH TO PIGS
Carnal Carnival
(Gaffer / Down Boy)

Et si la Lorraine était à la France ce que Providence fut aux États-Unis d’Amérique à l’orée du XXIème siècle ? Un vivier pour l’underground noise/punk/garage décadent et un certain talent pour réveiller un Do It Yourself paralysé par une meute de chiens pelés et un syndicat de têtes de mort. Death To Pigs a choisi la méthode double: injection d’adrénaline plus électrochocs, comprendre un enchaînement de titres abrasifs et frénétiques, entre sursauts no-wave façon New-York circa 80, post-punk classe internationale (PIL, Birthday Party, Pere Ubu) et, puisqu’on parle de Providence, noise accidentée à la Arab on Radar.

A.H. KRAKEN
Elle avait peut-être 19 ans mais pour moi elle en aura toujours 12
(In The Red)

Encore la Lorraine, toujours la Lorraine, sa couleur locale – glauque et interlope – et son odeur de pisse et de chaos. A.H. Kraken, c’est le choc des cultures thrash endémiques, ou quand une noise-punk nauséabonde héritée de quelques dégénérés d’Outre-Atlantique (Chrome, Butthole Surfers, Flipper ou – encore – Arab on Radar, une influence décidément très prisée dans cette partie de l’hexagone) sert de bande-son à des histoires de sinistrose ordinaire glanées au cul de la France profonde. A.H. Kraken a rejoint l’écurie In The Red aux côtés des Black Lips, Jay Reatard, Dirtbombs et Andre Williams, preuve que le rock-pute de l’Est se porte aussi bien qu’il s’exporte.

SHUB
The Snake, the Goose & the Ladder
(Go Back / Down Boy / Rejuvenation / Karaoke 666 / Whosbrain)

Après Jarnac vs Seattle, après Providence vs la Lorraine, voici le Gard (Face A) contre le Texas (Face B). Formes géographiques identiques, même amour du pétrole et du raffinement, même classe dans le port du Stetson (en feutre pour les uns, en paille pour les autres) et quatre lettres en commun (B.U.S.H). Mais la ressemblance s’arrête là. Car le trio français gardois a inventé le Shub, un genre de rock transcontinental unique, railleur, tendu et épique; un groove hybride entre post-punk et noise progressive, un peu de Shellac, de The Ex ou de Dick Dale par flashs et des riffs belliqueux qui avancent par paliers et deviennent des idées fixes. Un album anti-guerre froide qui ravira aussi bien le front de l’Ouest que le front de l’Est : ouais, elle déchire cette cover de Prokofiev, mec !

WARSAW WAS RAW
Chaajoth
(Rejuvenation / Guerilla Asso / La Mâchoire)

À l’heure où l’on vous parle, l’entité palydrom-ique parisienne est devenue un trio chant guitare/batterie/voix (féminine). Mais Chaajoth a bien été enregistré en formule quintet avant le départ d’Amélie (également au chant/cris/argh !) et du bassiste Koja. Avec 9 titres pour 9 minutes 26 d’hystérie collective noisythrashcore/grindcrustopunk entre Locust, Das Oath, Dazzling Killmen et Daughters, ce premier « full-lengh » fulgurant tout en cassures rythmiques et en raclements de gorge profonde est ce qu’on pourrait appeler un petit concis de musique de barges, une ellipse cathartique à l’attention des grands dégénérés du bulbe.

Francoise Massacre
Publié dans: NOISE MAG #8 (jan/fév 2009)
couv NOISE MAG#8

POSTER :NEXTCLUES FUCKFEST #2 [11&12.04.09, Saint-Ouen]

28 Fév

Fuckfest #2 - Poster

DEATH TO PIGS – Carnal Carnival

23 Avr

Death To Pigs Carnal Carnival
(Gaffer Records / Down Boy Records)
No-noise truffière

Chers lecteurs, les cochons courent toujours et j’espère que vous n’avez pas encore dilapidé inutilement vos étrennes de début d’année, parce que c’est le moment ou jamais de vous payer la platine vinyle sans laquelle vous demeurerez à tout jamais l’un de ces vulgaires pécores incapables de saisir la puissance symbolique de l’effort gestuel qui consiste à se lever à la fin de la face A pour tourner le vinyl et envoyer la face B, à savoir la manifestation supérieure de la volonté de fer du véritable music lover, celui qui, seul, mesure la gravité du moment et peut se prévaloir de mériter ce qu’il écoute. Malgré leur nom, ce qu’ils disent et la Lorraine, les Death To Pigs ne sont pas de vulgaires pécores mais bel et bien un conglomérat de quatre musiciens méritocrates et élitistes qui a choisi de sortir son premier véritable album en vinyl, rien qu’en vinyl et seulement en vinyl, et puis de toute façon, le master de Carnal Carnival ayant été lamentablement perdu par le Soviétique du groupe, j’ai bien peur que vous n’ayez plus jamais le choix du support. Tant mieux, la chaudasse de la pochette, dont la photo a été volée à un roman porno italien, préfère sans doute qu’on la mate en gros plan ce qui n’est sûrement pas le cas du Saddam toute queue dehors de la back cover. Avec un nom d’album aussi necro, on pouvait s’attendre à tout : une nouvelle émanation de Chris Barnes ou n’importe quel micro-combo de brutal gore slovaque. Au lieu de ça, on tient là une superbombe de No-Noise nerveuse, exaltée et bien de chez nous (je vous assure que c’est difficile à croire) puisque la Lorraine n’a, aux dernière nouvelles, toujours pas regagné son indépendance au grand dam des intéressés. Mieux vaut respirer un grand coup avant de s’envoyer d’une traite ce chapelet de 16 titres survoltés qui font la synthèse de tout ce que le rock barjo a produit de meilleur : la frénésie malsaine de Birthday Party, les dissonances et les stridences électriques des pires éclopés de l’écurie Skingraft, Arab On Radar en tête, les éructations épileptiques de Pere Ubu – voire la même politique de non-alignement, le bruitisme dissident et désarticulé de la première vague No-Wave, les assauts métalliques de Jesus Lizard. Pas de falsification, même sur la méconnaissable reprise de « Dance » d’ESG. D’ailleurs, qui pourrait bien vouloir danser en équilibre sur une ligne à haute-tension ? Parfois, les quatre gorets décident de ralentir l‘allure. Bien sûr, ça n’est pas pour regarder le paysage, mais pour mieux nous laisser mariner dans une épaisse purée de post-punk grumeleux : « A Spit In The Washing Machine » est aussi étouffant que si Robert Smith s’égosillait sur du Public Image période Flowers Of Romance. Assurément, Carnal Carnival est le foutoir discoïde le plus jouissif et le plus vicieux de l’année dernière, et Death To Pigs le meilleur groupe de rock de l’Hexagone en activité puisqu’il sonne comme tout sauf comme du rock français. Cochon qui s’en dédit.

Francoise Massacre
Publié dans: NOISE MAG #4 (janvier 2008)
couv NOISE MAG#4

DEATH TO PIGS @ La Miroiterie, Paris (24 fevrier 2007)

24 Fév

(c) francoise massacre 2007 >>voir toutes les photos<<

ZOOM – DEATH TO PIGS: Türkish Kebab Über Alles!

5 Sep

Death To Cochonou
Si ce bon vieux Tom n’existait pas, je l’aurais inventé, voire même enfanté pour qu’il invente myspace, car je vais vous dire une chose, ce truc a parfois du bon. Et qui sait si sans myspace, je ne serais pas passée à côté du meilleur groupe de rock français qu’il m’ait été donné d’entendre depuis des lustres…

Death To Pigs, «juste une référence à Charles Manson, à Sharon Tate, aux Black Panthers aussi… La fin du grand délire hippie ! C’est un peu provoc, ça sonne dur… ‘mort aux porcs’, c’est destiné à l’autorité, à toutes les représentations du pouvoir ». Nos Cop Shoot Cop lorrains en somme… J’aurais pu citer Parabellum et Cayenne, sauf que musicalement, Death To Pigs (et pas Mort Aux Porcs) a bien plus à voir avec l’héritage punk/post-punk/hardcore anglo-saxon qu’avec nos alternos français en rangeos, et dans ce registre, les influences du quatuor nancéen brassent fort large et fort bien «Black Flag, Killing Joke, Germs, Wire, Contortions, The Fall, Jesus Lizard, Bauhaus, Birthday Party, mais aussi plein de garage, de la no-wave, du punk rock, des trucs tordus, du hard-core 80’s, de l’indus, un peu de metal, GG Allin et bien sûr Kiss».
death to porcins
Le groupe se forme en 1998, splitte en 2001 au moment où le guitariste part fonder For My Hybrid, et se reforme en 2003 avec Pavel, le nouveau gratteux. Ils tournent un peu en France et en Belgique, et en 2005 sortent en DIY un premier 45 tours éponyme 9 titres numéroté à 300 exemplaires (dépêchez-vous, j’ai eu le 241) : une vraie petite bombe punk-noise ultra-tordue «du punk pété au LSD», qui fait penser à tout (Scratch Acid, mémé Smith et The Fall, les Dead Kennedys, No Means No, j’en passe) et à rien, rien de mauvais. Un an plus tard, Death To Pigs partagent un split LP fulgurant et vivement conseillé avec leurs acolytes nancéens, non-moins bons mais tout aussi dégénérés Gu Guai Xing Qiu qui bastonnent dans un registre plus Pattonesque/Locustien. «Un groupe de freaks, de la racaille… Ils doivent d’ailleurs s’extrader bientôt en Chine où ils sont de véritables idoles communistes». On n’en saura pas plus… Récemment, ils cèdent un des titres de leur 45t pour une compilation téléchargeable en hommage à Feu-John Peel (www.tributetojohnpeel.org) aux côtés d’autres groupes de la relève hexagonale pas dégueus comme Kimmo, Gâtechien, Chevreuil ou Enregistré Par Steve Albini.
Mais surtout, on attend le premier vrai album en bavant. «On vient d’enregistrer 14 nouveaux titres fin août, on a dû tout enregistrer en trois jours, ce qui est un délai confortable lorsque l’on sait que nous avons enregistré le split LP en seulement quelques heures. C’est le batteur des Gu Guai Xing Qiu qui nous enregistre à nouveau… Ça reste difficile à décrire mais on devrait sentir une évolution entre les deux derniers disques et le nouveau. Nos compos sont plus longues, certaines atteignent 1mn30, il y aura des ballades, beaucoup, beaucoup de romantisme comme d’habitude, des arrangements de dingues, des chansons pour brûler du speed, des réflexions pertinentes sur l’existence, les bizarreries exotiques habituelles et encore des chansons sur les kebabs,… On va chercher un ou plusieurs labels pour produire un LP. On a aussi un projet de split 7’’ avec The Intelligence. On évite de s’avancer pour les dates de sortie, labels. Quand tu pratiques ta musique en DIY depuis plusieurs années, t’apprends à ne plus faire de prévisions hâtives ! On avance à notre propre rythme, en dilettante». Soutenez-les, achetez leurs disques (dans toutes les bonnes crémeries indé ou via deathtopigs[at]free[dot]fr), faites-les jouer, parce qu’un groupe barjot dont le sombre dessein est de chercher «l’équation parfaite entre Kiss et Throbbing Gristle» ne peut pas être foncièrement mauvais.

DEATH TO PIGS – 7’’st (Autoprod) & Split w/ Gu Guai Xing Qiu (Gaffer Records/213 Records/Acide Folik/Ben Le Millionaire/Down Boy Records)

www.myspace.com/deathtopigs
Francoise Massacre
Publié dans: VERSUS MAG #9 (Septembre 2006)
couv VERSUS MAG #9

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