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BLUT AUS NORD – Memoria Vetusta II : Dialogue With The Stars

14 Juil


(Candlelight, 2009)

BLACK METAL (EPIQUE PARTOUT)

La première fois que j’ai écouté Memoria Vetusta II : Dialogue With The Stars, j’étais franchement à deux doigts de faire sous moi. De rire, d’écœurement, des deux ? Je ne sais pas. Ce que je sais en revanche, c’est que ça a commencé dès les première nappes de synthé ultra-New Age de l’introduction et que ça ne m’a pas lâché jusqu’à la fin de ce pavé symphonique éperdument, furieusement romanesque. Je dis romanesque, je pourrais dire aussi théâtral, épique, grandiloquent, emphatique ou violemment émotif. J’ai eu des crampes d’estomac mais aussi des visions fantastiques : une licorne, un barde, un paysage enneigé, un lutin, un guerrier solitaire coiffé d’une cervelière en maille dessiné par Frank Frazetta. Je crois que j’avais espéré que quelque-chose au moins aurait survécu de la froideur dissonante des derniers albums de Blut Aus Nord, celle qui culminait avec MoRT. Pourtant, ce n’était pas faute d’avoir été prévenue. D’une part, Odinist se posait déjà là, comme un disque de transition manifeste entre la période la plus expérimentale, la plus abstraite du groupe et ce retour à un Black franchement chevaleresque. Et puis ce Memoria Vetusta II était clairement annoncé comme la suite, treize ans plus tard, du premier volet Memoria Vetusta I: Fathers Of The Icy Age. Je l’ai repassé le lendemain et les visions ont continué. Mais ce que j’ai vu alors était pire que tout : oui, j’ai vu Opeth, le seul groupe de metal progressif capable de me faire rendre tripes et boyaux à tous les coups. Brisée, j’ai rangé l’album dans un coin, loin, sous une pile et je l’ai chassé de mon esprit jusqu’à ce que se mette à sonner le glas assourdissant de la deadline. Avec la plus grande circonspection, j’ai donc extirpé une nouvelle fois Memoria Vetusta II de son fourreau transparent. Et alors, il se passa l’impensable. Brusquement, je compris que ce disque était bon, même très bon. Il fallait un sacré aplomb à Blut pour balayer treize années passées à désarticuler froidement et minutieusement la syntaxe Black traditionnelle et revenir, encore plus royalistes que le roi, avec cette valeureuse débauche mélodico-symphonique à l’ancienne. Ainsi, faisant fi des canons du bon goût et de la surcharge carillonnante de cette chevauchée black effrénée, tortueuse, excessive à bien des égards et beaucoup trop démonstrative pour être malhonnête, je rentrais enfin corps et âme dans le vif du sujet comme on rentre dans un livre dont vous êtes le héros. En chemin, j’eus même une nouvelle vision : le Emperor magistral de la période Anthems To The Welkin At Dusk pourfendant Opeth à grands coups de fléau.
Francoise Massacre
Publié dans: NOISE MAG #10 (mai/juin 2009)
couv NOISE MAG#10

DOSSIER 2008 – Noir c’est noir (enfin presque)

23 Mar

Il y a quelque chose de pourri au royaume du black metal. Depuis la sortie du Black One de Sunn O))) en 2005, le genre n’a cessé de se démocratiser, mutant, abandonnant ses oripeaux archaïques pour sortir du marigot putride mais confortable dans lequel il était confiné jusqu’alors pour se pavaner sous les lumières fragiles du renouveau. Du jeune geek au bon père de famille, le fan n’est plus le jeune paria esseulé qu’il était autrefois et le black s’écoute désormais en famille. Non, rien ne va plus, tout fout le camp. Mais comment voulez-vous que l’ancien monde – celui des traditions, celui des purs, des durs, des vrais, de ceux qui fondèrent le mythe d’un true black evil, viril et sataniste – ne s’écroule pas à l’heure où le chanteur de l’un des groupes les plus cultes de la scène fait son coming-out à la presse musicale allemande ? Mesdames et Messieurs, en 2008 la nouvelle est tombée : le grand Gaal (de son VRAI nom Kristian Espedal, c’est beau comme un poème) de Gorgoroth aime les hommes, et l’on ne compte plus le nombre d’ados corpspaintés qui se sont autoflagellés avec leur ceinture à clous en apprenant la nouvelle. On attend avec impatience les aveux de Varg Vikerness quant à son appartenance au parti communiste.

Qui encore aurait pu prédire que l’autodérision s’inviterait au cœur du chaos et qu’Attila Csihar, la plus grande voix du black metal originel, celle de l’immense, du légendaire De Mysteriis Dom Satanas, se commettrait sur scène avec Mayhem déguisé en Bugs Bunny, en Leguman ou en sapin de Noël ? C’est une question de survie. Les vieux pandas en voie d’extinction n’ont désormais plus d’autre choix que de faire peau neuve face à la déferlante USBM. Car s’il ne fait plus peur à personne, le black metal est devenu un terrain d’expérimentations et d’hybridations plus ou moins heureux (on vous laisse la liberté d’appréciation) dont le foyer d’activité numéro un se situe de l’autre côté de l’Atlantique. De microbuzz en microbuzz, on a assisté cette année encore à un pullulement de sorties black metal/ambient/shoegaze dans la lignée de Leviathan, Crebain ou Xasthur sur des labels pas forcément dédiés au genre : Cobalt, Wolves In The Throne Room, Velvet Cacoon, Striborg, Mick Barr et ses divers projets (Krallice et Ocrilim) ou encore Nachtmystium pour la face psychédélique du genre. Nordvarg (Suède), Wold (Canada), Gnaw Their Tongues (Pays-Bas), Blut Aus Nord et Gargouillax (France), les autres parties du monde non plus n’ont pas failli, les terres encore fertiles ont été cultivées et les accros à la newsletter d’Aquarius Records savent même qu’un petit génie du black metal s’est réveillé au cœur d’une nation des plus improbables, la Corée, et que son nom est Pyha. L’ordre black mondial s’inverse et c’est tout à son honneur. Prions juste pour qu’en 2009, à force d’être porté, nettoyé et essoré, le metal noir ne finira pas par paraître complètement délavé.

Interview – BLUT AUS NORD : Brise-Glace

24 Avr

blut aus nord logo

A peine un an après le rampant, glacial et jusqu’au-boutiste MoRT, les obscurs laborantins du black metal Blut Aus Nord remettent le couvert avec Odinist : The Destruction Of Reason By Illumination, un album de transition qui, tout en se plaçant dans le prolongement direct des expérimentations et des dissonances du précédent, se veut toutefois moins cérébral, plus épique et beaucoup plus intuitif. Comme si le moment était venu pour BAN d’entreprendre la reconstruction du pont qui le relie à ses origines : Bathory, Emperor et Voivod en tête. Entretien avec Vindsval, cortex de Blut et pilote du label Appease Me.

Avec MoRT, tu disais être allé « au bout du black metal ». Où va-t-on lorsqu’on est arrivé au bout ?
On cherche un autre bout, une autre voie, d’autres atmosphères, d’autres ambiances, un autre son.

Qu’en est-il d’Odinist ? Où le places-tu sur la carte du black metal ? Pas comme un retour en arrière j’imagine ?
Comme une forme d’équilibre nécessaire à la bonne continuation des événements, depuis quelques années nous nous enfonçons dans des sphères extrêmement macabres et il nous a semblé évident après l’enregistrement de MoRT qu’il ne fallait pas trop jouer avec cet univers qui a tendance à te dévorer sournoisement. Mentalement, tu chutes avec ta musique. Quand celle-ci est ta principale activité tu manques cruellement de recul et tu glisses lentement. Tout fonctionne sur l’équilibre et Blut Aus Nord n’échappe pas à cette règle. Ainsi, Odinist est une remise à niveau qui va nous emmener vers d’autres territoires. Il nous a permis de retrouver le plaisir de composer et jouer de véritables riffs, de travailler des structures de morceaux plus solides, de retrouver de la puissance et une certaine forme d’efficacité. Tout cela en conservant l’aspect froidement mécanique et dissonant (dans une moindre mesure cette fois-ci) de nos derniers albums. Odinist est peut-être moins sombre mais il est plus menaçant, ne renferme pas beaucoup de vie et est certainement notre album le moins organique. Certaines personnes ont évoqué une version extrême de Voivod et je trouve cette approche assez pertinente.

C’est comme si le titre suggérait un retour au « nordisme » de vos débuts (Memoria Vetusta, Ultima Thulee) ou du moins, comme une sorte de trait d’union inévitable (de référence commune) avec les pères du black metal, Bathory, Emperor, Burzum, etc. ?
Le titre et son sous-titre suggèrent à la fois un retour au nordisme des débuts et soulignent une certaine évolution dans la manière totalement universelle de l’aborder, ainsi que tout ce qui l’entoure. Une manière d’avancer en n’oubliant jamais des racines qui nous ont justement permis d’évoluer. Bathory par exemple a été une influence énorme et Quorthon un formidable initiateur, tous les albums que nous sortirons seront marqués de façon plus ou moins profonde et visible par cette origine. C’est peut-être plus évident sur Odinist que sur MoRT, entre autres parce que Blut Aus Nord doit se ressourcer, mais ce lien a toujours été présent et le sera toujours.

Quel est votre rapport à l’Asatrù (Ndlr : ou odinisme, ancienne religion polythéiste basée sur la mythologie nordique et adaptée à l’époque moderne dans les années 60…) et à la mythologie nordique ?
Nous en avons une vision très universelle, il ne s’agit que de clés permettant d’atteindre d’autres niveaux de conscience où le mythe et les croyances, la terre et le peuple, la culture et l’histoire n’ont plus aucune importance… La destruction de la raison par l’illumination.

Sur MoRT, il y avait, en filigrane, la volonté de traduire avec des sons les problématiques de la perception du réel, du Chaos, de l’Incertain. Quel a été votre cheminement intérieur pour la conception d’Odinist ?
Les choses ont été beaucoup plus instinctives cette fois-ci, comme je te l’ai dit nous avons ressenti un besoin d’équilibre, presque vital. Pour la première fois depuis longtemps nous avons eu besoin de composer par passion du riff. La première des motivations a été la musique pour elle-même, nous avons presque fonctionné comme un groupe de rock, toujours à la recherche d’une certaine puissance. Odinist a été très agréable à composer, nous étions étrangement libérés, livrés à notre seule intuition alors que MoRT avait été une véritable épreuve.

Le sous-titre de l’album (The Destruction Of Reason By Illumination) laisse penser que le thème de la Folie vous a en partie servi de trame de fond…
Pas la folie car la raison n’est qu’une illusion mais plutôt la conscience, pleine ou totale. Cette conscience est le cœur même de l’album, ancré dans l’instant.

Odinist est donc le double de MoRT, ou disons son pendant puisqu’au départ, vous aviez l’intention de les intégrer à un double album. Quel est le lien/quelles sont les correspondances entre les deux albums ?
Nous devions effectivement intégrer un autre album mais il ne s’agissait pas de celui-là (nous avons une quantité assez conséquente de matériel composé et même enregistré). Comme je te l’ai dit Odinist est une réaction, une conséquence, un équilibre nécessaire.

Le fait qu’Odinist soit plus intelligible, plus épique et structurellement moins complexe que son prédécesseur (même si on reconnaît immédiatement la patte, les dissonances et l’idiome Blutiens) est donc un acte délibéré…
Odinist est définitivement un album de riffs ! Nous voulions un album plus direct, moins abstrait, plus puissant. Le résultat est plus efficace que tout ce que nous avons pu enregistrer auparavant, nous avons particulièrement soigné les transitions pour éviter les cassures trop brutales et conserver cette espèce de dynamique hypnotique. Tu sais, nous sommes constamment tiraillés par des envies épiques, métalliques, mélodiques et d’autres beaucoup plus morbides, atonales et macabres que nous avons (finalement partiellement) assouvies sur nos trois précédents albums. Je sais désormais que MoRT n’était pas si extrême et que d’autres voies bien pires commencent à s’entrouvrir dans mon esprit mais avant de replonger dans ces marécages sonores il nous faut assouvir d’autres envies et Odinist est un premier pas vers d’autres extrémités plus belles et mélodiques.

C’est presque officiel, vous travaillez sur le second volet de Memoria Vetusta : Memoria Vetusta II – Dialogue With The Stars. Pourquoi vouloir donner aujourd’hui une suite à cet album, après plus d’une décennie ? Est-ce qu’il sera une suite moderne du premier, avec les matériaux et le langage musical que vous avez développés depuis, ou au contraire, comptez-vous opérer une dé-évolution, revenir à la crudité du son Memoria Vetusta de 1996 ?
Nous avons pensé à cette suite durant toute cette décennie, nous avons même souvent commencé à travailler dessus mais d’autres envies plus sombres nous parasitaient régulièrement. Nous avons donc composé puis enregistré The Work Which Transforms God et avant même que nous ayons pu repenser sérieusement à Dialogue With The Stars nous avons eu besoin d’explorer le pire de The Work et nous avons entamé le travail sur MoRT. Ce dernier a engendré Odinist sur lequel nous avons pu retrouver le plaisir de composer de longs riffs plus épiques, plus mélodiques. Cette fois-ci c’est le bon moment pour se consacrer enfin à cet album, nous sommes impatients de nous plonger dans ce vieux rêve. Nous n’allons certainement pas enregistrer une copie du premier volet mais effectivement une suite moderne et cohérente, les quelques plans que nous avons déjà commencés à développer sont complexes, très riches et techniques. Nous voulons intégrer les éléments qui ont fait la force épique de Fathers Of The Icy Ages, des voix claires, des solos, de longs riffs majestueux mais également beaucoup d’autres univers allant de Nocturnus à Pink Floyd.

J’ai également lu que vous alliez sortir un disque intitulé What Once Was. Tu peux m’en parler ?
C’est un vieux projet, sortir une série d’albums proposant un black metal extrêmement pur sur lequel l’évolution n’aura eu aucune prise. Nous ne savons pas encore comment sortir les différents volumes, en éditions limitées, en vinyl, en libre téléchargement sur notre site ou de façon totalement conventionnelle même si cette perspective ne nous enchante pas. Nous avons envie que cette autre face de Blut Aus Nord demeure obscure et se diffuse différemment. Surveillez notre site, on ne sait jamais…

Est-ce toi ou Candlelight (qui continue en revanche à sortir les disques de BAN) qui a rompu le deal de distribution avec ton label Appease Me ? Que s’est-il passé ? Par quels circuits vas-tu désormais passer pour la distribution ?
En fait cela n’a rien changé au niveau de la distribution, les prods Appease Me seront encore distribuées par Plastic Head. En revanche nous ne travaillons plus ensemble sur la production elle-même, Candlelight injectait de l’argent ce qui me facilitait la tâche mais allait m’obliger à accepter le fait qu’ils approuvent chaque nouvelle signature. Je tiens à rester seul décisionnaire sur le plan artistique et eux ne voulaient plus mettre de fric sans pouvoir donner leur avis, ce que je comprends aisément. Au début, ils ne demandaient pas de comptes, plutôt ravis d’abriter une sous division plus « expérimentale », mais devant des chiffres de vente parfois décevants ils ont commencé à demander des groupes un peu plus rentables, plus catégorisables. C’est à ce moment-là qu’il m’est apparu plus sage de tout stopper et eux n’ont logiquement pas insisté. Les groupes sur Appease Me ne sont pas tous calibrés pour vendre 10.000 copies par album et ont plus leur place sur une structure plus underground pouvant supporter des chiffres beaucoup plus modestes. Si Candlelight vend 2.000 exemplaires d’une prod c’est une catastrophe, pour Appease Me c’est un joli score.
Cela n’a absolument pas affecté les relations qui existent entre Candlelight et Blut Aus Nord, la séparation des deux labels était juste quelque chose de parfaitement logique finalement.

Pour finir, tu viens de sortir le surprenant nouvel album d’Overmars, Born Again, sur Appease Me. J’aimerais avoir l’avis du label.
J’ai été très surpris quand j’ai écouté Born Again pour la première fois, le groupe a considérablement évolué et semble avoir digéré puis balayé toutes ses influences. Ils ont désormais un son à eux et un style qui n’appartient également qu’à eux. Ce groupe a une très grosse personnalité qui s’exprime de façon très puissante sur cet album. Born Again est très intense, c’est beaucoup plus sombre que ce qu’Overmars a pu enregistrer avant et la voix de Marion m’a véritablement impressionné. Comme je l’ai dit à Xavier, je suis très fier de sortir cet album, j’ai l’impression de participer à l’éclosion et au développement d’un grand groupe. Je viens également de recevoir une version rough-mix du prochain Monolithe, M III, qui est absolument dantesque, ce groupe emmène le doom dans une autre dimension.

BLUT AUS NORD – Odinist, The Destruction Of Reason By Illumination (Appease Me/Candlelight Records)

www.blutausnord.com
www.appease-me.com

Francoise Massacre
Publié dans: NOISE MAG #4 (janvier 2008)
couv NOISE MAG#4

BLUT AUS NORD – Odinist : The Destruction Of Reason By Illumination

23 Avr

BAN Odinist
(Appease Me… / Candlelight)
Black-Metal expérimental

Un an après MoRT, ce véritable concentré d’abstraction distanciée qui amenait le Black Metal sur une pente plus que glissante, Odinist était annoncé en substance comme un double retour aux sources : celui des débuts du groupe, l’époque de Memoria Vetusta où l’on n’hésitait pas à classer BAN dans la catégorie « viking black-metal », mais aussi un retour à l’esprit de leurs pères musicaux, Bathory, Celtic Frost, Emperor. Evidemment, Odinist n’a pas fait table rase de ce qui précédait et s’inscrit bel et bien dans le sillage fangeux de MoRT. Les rythmiques hybrides où les vagues de blast beats électroniques sous-tendent des patterns slow-rock presque traditionnels – caisse claire bien en avant -, les entrelacs de riffs arachnoïdiens en descentes et montées chromatiques, les dissonances à gogo, le chant guttural lugubre as fuck et le mix si particulier de l’ensemble : rien, donc, n’a vraiment disparu de ce qui avait été amorcé, et le contraire eut été franchement étonnant de la part de ce groupe qui n’a eu de cesse de renouveler sa syntaxe album après album. En fait, le sentiment qu’Odinist est plus facilement apprivoisable que le précédent ne vient pas tant du langage qu’ils utilisent – puisqu’il est à peu de choses près le même -, que de l’atmosphère plus épique, plus ostensiblement metal qu’ils développent au gré des neuf pistes de l’album. Les dédales filandreux des guitares dans lesquels ont se perdait si facilement dans MoRT font place à des les lignes plus droites, plus répétitives, qui semblent moins régies par l’aléatoire et le chaos organisé que par la volonté de créer une transe glaciale. L’insaisissable flux devient une terrible machine qui avance, en rampant peut-être, mais qui avance. MoRT avait quelque chose d’un questionnement sans fin, Odinist ressemble à une affirmation, comme si BAN avait décidé, cette fois, de suivre son instinct plutôt que sa raison.

www.blutausnord.com / www.appease-me.com

Francoise Massacre
Publié dans: NOISE MAG #4 (janvier 2008)
couv NOISE MAG#4

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