Figure Imposée : KEN MODE – Venerable

5 Juil

(Profound Lore, 2011)
NOISECORE VÉNÈRE

– Enregistré et mixé par Kurt….? Cob… Ballou !
– Masterisé par Alan…? Douches !
– Graphisme et mise en page par Josh…? Graham !
– Logo Ken Mode par Aaron…? Turner !
ça, c’est le jeu des devinettes que j’ai proposé à mon camarade Bil en ouvrant le livret du quatrième album de Ken Mode, avec la bande-son en arrière-plan. Il a obtenu un beau 4/4, easy (on applaudit bien fort). En même temps, le niveau était élémentaire, voire rudimentaire, entre 0 et 1 sur un barème de 10 catégorie « petit catéchisme du post-coreux débutant », option « figures incontournables pour street cred maximale ». J’aurais pu corser un peu les choses en lui demandant d’où venait le nom du trio de Winnipeg, Manitoba, Canada, et ce qu’il signifiait, et s’il m’avait répondu « The shows were great. Kill Everyone Now was the agenda. KEN mode all the time. » Henri Rollins – Get In The Van : On The Road With Black Flag, p. 81, il décrochait immédiatement son diplôme de fin de troisième cycle. Mais c’est ce que l’histoire ne dira jamais.
Elle ne dira pas non plus les raisons pour lesquelles il m’est difficile d’apprécier ce Venerable album à sa juste valeur. Il fut un temps où je visitais volontiers le rayon préfixe-core de ma discothèque, et il est facile d’imaginer qu’en ce temps-là, j’aurais pu venter Venerable comme un nouveau parangon en matière de hardcore rèche et méthodique, que j’aurais irrémédiablement hissé Ken Mode au même rang que ses pairs, Botch, Coalesce, Today Is The Day, Unsane ou Converge, que j’aurais salué d’un signe de la bête la machiavélique ingéniosité des travailleurs de l’ombre Ballou et Douches, que j’aurais pu glorifier le tranchant des guitares comme on sanctifie Excalibur, que je me serais probablement fendue d’une plaidoirie militante sur l’incroyable virilité instrumentale de Thérèse Lanz – la bassiste récemment recrutée chez Mares Of Thrace – preuve supplémentaire et irréfutable de l’égalité, voire de la supériorité des femmes dans le post-hardcore et dans le monde, et qu’enfin, frappée par la démence, entraînée malgré moi par la puissance inexorable cette machine de guerre, j’aurais sacrifié une vierge et trois buffles aux frères Matthewson sur l’autel de la violence cathartique. Malheureusement, ce temps-là est révolu et le fait est que je décroche toujours après le troisième morceau pour retourner irrémédiablement à « The Goat » (Mennonite, 2008), le seul titre de Ken Mode dont je ne me suis pas encore lassée. Mais toi, si tu vénères les groupes sus-cités, alors fonce, tu en auras pour ton argent.
www.ken-mode.com
Francoise Massacre
Publié dans: (new) NOISE MAG #4 (mai/juin 2011)
couv (new) NOISE MAG#4

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2 Réponses to “Figure Imposée : KEN MODE – Venerable”

  1. Fucker 5 juillet 2011 à 15:58 #

    Merci de me demander mon autorisation la prochaine fois que tu me cites.

  2. francoise massacre 5 juillet 2011 à 17:06 #

    j’ai gardé que les trucs intelligents et intelligibles

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