BIG BUSINESS – Here Come The Waterworks

4 Juin

BIG BUSINESS - Here Come The Waterworks (Hydra Head, 2007)
(Hydra Head, 2007)
Heavy Rock

Le duo basse-batterie-voix Big Business – soit l’ex-Karp Jared Warren et Coady Willis de Murder City Devils (et pour ceux qui, on ne sait par quel miracle, l’ignoreraient encore : la nouvelle moitié des Melvins dont ils sont les héritiers les plus directs)- vient de mettre au monde son deuxième album. Pour autant, Here Come The Waterworks n’est pas un album de duo mais bien un album de trio né de la relation incestueuse du couple avec l’ex-Get Hustle Sir David Scott Stone, soit le guitar-geek intérimaire préféré du gratin corporatif indépendant californien (Melvins, FantomasMelvins Big Band, Jello Biafra, The Locust) et non californien (Unwound, Masonna, Merzbow, Keiji Haino), qui assure logiquement toutes les parties guitares mais qui excelle aussi dans les manipulations analogiques de son Minimoog Voyager. Toutefois, on ne peut pas dire non plus que la contribution de Sir Stone change fondamentalement la donne du Gros Business par rapport à l’album précédent, Head For The Shallow, si ce n’est que sans elle, un morceau comme le presque voluptueux « Another Beautiful Day In The Pacific Norwest » sonnerait probablement bien moins comme du Harmonia ou du Brian Eno que comme du Sleep ou du Om. Et si incontestablement le travail accompli sur Here Come The Waterworks a permis de hisser le Big Biz trois bons crans au dessus en terme d’architecture « progressive », de composition, de son et d’aboutissement, le groupe reste néanmoins fidèle à son heavy rock d’obédience sludge/noise, burné, épique et solide comme une forteresse, quelque part entre Karp, les Melvins (évidemment) ou Godheadsilo. La différence, c’est que plus encore que celui de Buzzo, l’organe malmené de Jared, musclé et légèrement cynique mais toujours au taquet dans les limites supérieures de sa tessiture, impose d’emblée les couleurs gueulardes si symptomatiques de la NWOBHM, celles qu’on peut adorer ou détester ou bien les deux à la fois, mais qui en tout état de cause est aussi ce qui fait décoller l’album très haut, comme elle décollait déjà la Mustache Wild de Karp.
Francoise Massacre
Publié dans: NOISE MAG #1 (Juin 2007)

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