BLACK FUNERAL – Ordog

1 Avr

BLACK FUNERAL Ordog
(Behemoth Productions, 2006)
Beumeu en plastic

Rions un peu. Sur leur site on peut lire “L’essence de Satan lui-même est Black Funeral ». Deux solutions s’offrent à nous. Soit l’auteur de ces mots biberonnait du sang de bouc plus très frais, à tel point qu’au lieu d’écrire « L’essence même de Dark Funeral est Satan », il nous a fait une jolie coquille, soit ces gars-là manquent totalement de respect pour la Bête, vu la teneur – ou plutôt l’absence de teneur – de Black Funeral. Un autre truc marrant : dans une interview glanée sur le net, Michael Ford «Nachtrotter» aka Barron Impurator Abbadon, soit le fondateur pas très futé de cet illustre combo disait : «J’ignore les règles stupides du hardcore underground qui disent que tu dois rester totalement underground et ne pas vendre beaucoup. Je veux devenir célèbre !». La route est longue est longue et semée d’embûches. Il dit aussi «On ne fait pas de live, il y a trop d’idiots » et à la ligne suivante «J’aimerais jouer en Europe, comme n’importe quel groupe true». On pourrait continuer longtemps comme ça, mais vous savez, les Black Funeral sont des grands garçons (et filles) qui n’ont besoin de personne pour se saborder d’avantage. J’irais donc très vite. Black Funeral est un obscur trio culte (mais pas pour moi) de la scène black metal US formé au milieu des 90’s par Ford, lui-même plus ou moins issu de la scène industrielle. Il revendique donc un black metal produit avec les méthodes de la musique industrielle, ce qui sur le papier peut paraître relativement plaisant ou pour le moins intrigant. Sauf qu’Ordog est un disque d’une vacuité barbifiante. Blast-beats en plastic (souvenez-vous, le lapin Duracell), riffs quelconques, voix et growlings de chambre à coucher. Pling plong plang, trois tout petits coups de marteau solitaires pour commencer « Ode To Papuzu », histoire de dire que – quand même – on a écouté Neubauten. Et puis, bonnard le bon vieux coup des voix passées à l’envers. Moi, je flippe. Ce que le black metal n’aurait jamais dû devenir : une excellente bande-son pour la série des « Petit Vampire ». Bouh.
Francoise Massacre
Publié dans: VERSUS MAG #7 (Mars 2006)

couv VERSUS MAG #7

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