
(c) francoise massacre 2006 >>voir toutes les photos<<


(c) francoise massacre 2006 >>voir toutes les photos<<
Classé dans : articles, interviews, velvet/versus/noise mag/etc. | Mots-clefs: melvins

photos (c) kaz tsurudome
On ne va pas vous faire un dessin, Tanxxx l’a déjà fait dans le dernier numéro pour illustrer le dossier Melvins. Simplement, depuis ce dernier numéro, il s’est passé des choses qui méritent qu’on s’y arrête : d’abord, c’est confirmé, les Melvins ont fusionné avec le duo Big Business, soit Coady Willis et Jared Warren. Depuis, et pour la première fois en plus de vingt ans de carrière, les Melvins ne sont plus trois, mais quatre, avec deux batteurs. Et puis, étrangement, subitement, ils se font appeler (The) Melvins. C’est sous cette forme inhabituelle qu’ils viennent de sortir (A) Senile Animal, dix-huitième album studio, sans compter les innombrables albums lives, ep, singles, disques solo, projets parallèles et autres bizarreries. Sans compter non plus leur album précédent, Houdini: A Live History Of Gluttony And Lust sur lequel nous n’avions été que trop brefs. Et après ça, promis, on arrête de vous embêter avec les Melvins… jusqu’à nouvel ordre.
Ca se passe bien avec les Big Business?
Buzz : Jusqu’à présent oui, mais on vient de commencer. Tout peut arriver ou plutôt tout va arriver.
Dale : Ces deux gars ont joué dans d’autres groupes assez populaires aux USA – de grands groupes, des groupes géants. Ce sont des gros types qui font du business, et bien que le batteur soit gros, il est gaucher. Mais ça marche super bien parce que je suis droitier, donc en quelque sorte, on se rejoint au milieu.
Pouvez-vous me raconter comment Jared et Coady ont finalement intégré le groupe, comment ça s’est passé, qui a contacté qui…?
Buzz : Oui, je pourrais tout te raconter, mais je ne pense pas que je vais le faire. Bon… ok. C’était mon idée. Ca s’est fait en six mois à partir du jour où on est rentré en contact. On cherchait quelque chose de neuf, et on a mis le doigt dessus.
Dale : C’était un peu difficile au départ, mais nous les avons lobotomisés. Ils ne pourront plus jamais revenir en arrière.
Est-ce qu’ils ont participé d’une façon ou d’un autre à l’écriture de Senile?
Buzz : Disons que j’avais la plupart des morceaux en tête, mais ils leur ont vraiment donné du corps. Jared a écrit certaines parties ainsi que des lignes de voix ici ou là. C’était stimulant… mais pas d’un point de vue sexuel.

photos (c) kaz tsurudome
Y’a-t-il des morceaux qui ont radicalement changé avec leur arrivée?
Buzz : Les nouveaux morceaux n’ont pas changé puisqu’ils n’existaient pas encore. Les vieux morceaux ont pris une couleur nouvelle, si on veut.
Les raisons du départ de Rutmanis? C’était sa propre décision ou il s’est fait virer?
Buzz : Se faire virer n’était pas sa propre décision. Parcontre, c’était sa décision de faire ce qui l’a amené à se faire virer.
Vous n’avez jamais pensé à engager Trevor Dunn comme bassiste… heu… “permanent” au moment de Houdini Live?
Buzz : Quant on lui a demandé, il nous a dit d’aller sucer le chien qui était couché dehors. C’est un putain de jazzeux, ce qui pour nous signifie : un sale lèche-cul qui ne pense qu’à faire des solos. Quel nase.
Vous allez continuer à tourner avec ce concept de Houdini Live?
Buzz : On devrait continuer, mais qui sait… J’espère qu’on pourra faire plus de concerts avec Trevor, mais c’est un poltron, une vraie bite.
Qu’est ce qui vous a décidé à sortir ce disque?
Dale : On n’avait aucune autre idée à ce moment-là, et l’album (Ndlr : Houdini, 1993, Atlantic) s’était très bien vendu dans le passé, ça a été notre plus grosse vente. Alors on s’est dit que tout le monde allait l’acheter une deuxième fois! Atlantic est encore déficitaire de plusieurs millions de dollars et on a réenregistré l’album sans qu’ils puissent même espérer en voir la couleur ! Ils ne pourront pas toucher un seul centime sur ce disque. L’argent ira directement sur nos comptes en banque.
Rétrospectivement, vous portez un regard plutôt négatif sur les années Atlantic?
Buzz : Pas du tout. Si Atlantic avait voulu continuer à sortir nos disques, on serait encore sur une major – avec les mêmes conditions. On avait la possibilité de faire ce qu’on voulait sans avoir de problèmes. Ils ne nous dictaient rien. S’ils nous avaient dit : «On veut que vos morceaux sonnent plus à la No Doubt», ou plutôt : «Sonnez comme Nirvana», là oui, j’aurais déguerpi, et ça aurait été la fin de l’histoire.
C’est donc en tant que «classique» qu’Houdini a été choisi pour la série Don’t Look Back des All Tomorrows Parties. Pensez-vous aussi que c’est l’un des meilleurs disques de votre discographie ?
Dale : Non, mais on était content qu’ils ne nous demandent pas de jouer Gluey Porch Treatments ou Ozma. On aurait dû refuser. Pour nous, ces deux albums sont comme des problèmes de math très complexes. Ca aurait été comme retourner au collège, avoir un contrôle de math et se planter. Non, je ne pense pas que ça soit notre meilleur disque, mais c’est peut-être un classique en effet. Nous sommes vraiment contents qu’ils nous aient demandé de le jouer sur scène. On s’est beaucoup amusés en le faisant.
Revenons au nouvel album. Pourquoi “THE” Melvins?
Buzz : Et pourquoi pas?
Peux-tu expliquer le titre: (A) Senile Animal?
Buzz : Ca a un rapport avec (Un) Animal Senile. «(Un)» comme un certain quelque chose, «senile» comme gâteux je suppose, et «animal» comme dans «Eric Burden and…»
Comment s’est déroulé le travail à deux batteries ? Ca a été facile de trouver un terrain d’entente?
Buzz : On a travaillé très dur sur les batteries. Donc dire que ça a été facile est un doux euphémisme. Dale et Coady sont de bons batteurs, ça nous a bien aidés.
Dale : En fait, c’est plus facile maintenant – pour partager l’argent. A trois, c’était toujours compliqué, il y avait toujours un centime en trop. Mais aujourd’hui, c’est plus simple d’arrondir la somme, on arrive à être à peu près équitables, même si on les paye toujours moins bien que nous.

photos (c) kaz tsurudome

photos (c) kaz tsurudome
Après les collaborations avec Lustmord et Jello Biafra, vouliez-vous, en quelque sorte, revenir à un son plus «purement» Melvins, pour autant que ces deux mots mis bout à bout aient un sens…?
Buzz : On peut dire que c’est vrai, à un certain degré, mais pas entièrement. Je ne rabaisserai jamais le disque avec Lustmord ou notre travail avec Biafra en disant que ça n’est pas du pur Melvins. C’est plus pur que ça ne le sera jamais. Les gens doivent comprendre ça.
Vous comptez sortir d’autres disques avec Biafra?
Buzz : Rien n’est prévu pour l’instant. On aimerait sortir un album live.
Vos motivations sont-elle les mêmes aujourd’hui qu’à vos débuts il y a 23 ans?
Buzz : Au départ, on trouvait ça cool de faire un concert. On continue à trouver ça cool, donc oui, nos motivations sont les mêmes.
Vous pensez quoi du statut de “groupe sous-estimé” auquel les Melvins sont souvent associés?
Buzz : J’aimerais mieux gagner plus d’argent, plutôt que de me soucier de savoir comment nous sommes “estimés”. Certaines personnes ont sans doute de bonnes raisons de penser que nous sommes sous-estimés.
Et celui de « groupe le plus influent»?
Buzz : Pas grand chose. Globalement, on a souvent l’impression que les groupes ont cinq ou dix ans de retard sur nous. Si les groupes de Doom et de Gloom sont populaires aujourd’hui : ok, génial, c’est ce qu’on faisait déjà il y a quinze ans. N’importe quoi. Personne ne peut gagner avec ce genre de musique. Qu’ils fassent ce qu’ils veulent. On était une grosse influence pour Kurt Cobain, et regarde ce qui lui est arrivé.
Tu as déjà pensé à faire autre chose que de la musique pour gagner ta vie?
Buzz : Comme quoi ? Si je devais choisir, je serais sous-fifre. Ou bien voleur.
J’ai vu une affiche pour une soirée d’Halloween à Jacksonville avec les Melvins, Altamont, Porn, Dave Stone, Big Business et David Yow. Est-ce que Yow fera une performance solo, ou chantera avec l’un des groupes? Il prépare un album solo, non?
Buzz : En fait, aucun de ces groupes ne jouera avec nous ce soir là. David Yow chantera pour nous à Atlanta et Athens.
Vous allez tourner en Europe pour Senile?
Buzz : Je pense…

photos (c) kaz tsurudome
Du neuf avec vos projets parallèles, Altamont, Fantômas, Venomous Concept?
Buzz : Fantomas n’a absolument rien de prévu pour l’instant. Pour Venomous Concept, Dieu seul le sait. Altmont va sortir un nouvel album intitulé Cue Stick.
Et avec les Melvins, la suite est déjà prévue?
Buzz : Nous devrions sortir un disque de remixes avant la fin de l’année.
Francoise Massacre & Vuk Valcic
Publié dans: VERSUS MAG #9 (Septembre 2006)

Classé dans : chroniques, disques, velvet/versus/noise mag/etc. | Mots-clefs: costes, the gault

(Amortout, 2004)
Sodomie

(Flood The Earth / Amortout, 2004)
Dark Music
Amortout est un label des plus étranges. D’abord, les disques sont arrivés empaquetés dans une toile de jute grossière, attachée par un clou épais comme mon petit doigt. En ces temps de paranoïa terroriste généralisée, il est presque étonnant que ce paquet n’ait pas été saisi par la DST, qui en passant, aurait sans doute grincé des quenottes en décortiquant les textes d’Œuvre Au Noir (2004), pavé satirique et ordurier de Jean-Louis Costes, pourfendeur libertaire du bon goût et du bien-pensant, provocateur national porno-scato-social, sodomisateur verbal (et pas que) et enculeur public numéro un, déjà poursuivi maintes fois par la ligue des Droits de l’Homme, le MRAP, la LICRA, l’UEIF, le procureur de la République, – j’en passe -, pour “diffamation raciale” et “incitation à la haine raciale”, ce qui prouve bien que la France n’aime pas qu’on lui mette le nez dans son caca (d’ailleurs, elle n’aime pas le caca tout court), encore moins au second degré et qu’elle n’a rien compris à l’Art, ni à la caricature. Morceaux choisis, dé-gueulés au vocoder sur fond de harsh-noise crado-gaga (censeurs, âmes pudibondes et chameaux de vertu : s’abstenir) : « Et j’en ai rien à foutre de m’faire arrêter pour mes chansons de merde… J’vais tous leur nicker la gueule ! », « Alors moi Costes je vais faire le putain de boulot de merde ! Je vais tous les enculer ces PD, j’vais sortir avec un fusil, j’vais aller m’foutre à la sortie d’la Synagogue, d’la Mosquée et de l’Eglise des prêtres collaborateurs qui nous ont vendus aux immigrés et aux juifs… et j’ vais tous les démoliiiir, et j’vais tous les crameeer ! », « Le Diable a craqué ! Les tours ont cramé ! Pauvres pompiers, pauvres immigrés ! J’me suis cramé moi, mais bon ça va, mon t-shirt Diabolica est intact »…

Etrange aussi, parce que dans cet emballage fangeux se cachait une vraie pépite. Unique album de The Gault, enregistré en 1999, Even As All Before Us n’est publié que cinq ans plus tard à mille petits exemplaires. The Gault est, ou était, un quatuor de San Francisco formé par John Gossard du groupe de doom-death Asunder, Lorraine Rath d’Amber Asylum, Sarah Weiner (Weakling, Amber Asylum), et Ed Kunakemakorn dont j’ignore à peu près tout du passé musical. Preuve que la parité a parfois du bon, ces deux garçons et ces deux filles ont pondu un disque de Dark Music (il n’y a PAS d’autre mot) à l’ancienne fabuleux et sincère, fondamentalement opprimant ou foncièrement déprimant, selon votre point de vue. La profondeur et l’intensité de la voix de Gossard n’ont rien à envier à celles d’un Nick Cave, d’un Michael Gira ou d’un Rozz Williams. Et pas de simulacres non plus du côté des instruments, bruts et francs et sans vernis, qui célèbrent le retour à l’essentiel et la force de la matière première du son : lourds et les tripes à l’air comme aux heures sombres de la deuxième génération No-Wave – Swans et Birthday Party -, noirs et habités à la manière de Bauhaus ou de Christian Death au début des années 80. Even As All Before Us a la beauté laide d’un dimanche pluvieux.
www.amortout.com
http://costes.org
www.myspace.com/thegault
Francoise Massacre
Publié dans : VERSUS MAG #9 (Septembre 2006)

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(Neurot Recording, 2006)
Noise
Coward s’ouvre sur un rugissement colérique. Les instruments déboulent, brutaux et résolus comme des taureaux dans l’arène Noise, façon Chicago des 90’s. Le ton est donné, ou plutôt, il est jeté à la face en guise d’avertissement à l’attention de tous ceux et toutes celles à qui Julie Christmas les avait déjà brisées menues avec Trophy, l’album précédent. Traduction: «passez votre chemin». Quant à vous, les autres, vous qui aviez supporté sans broncher la schizophrénie affectée de la mère Noël, vous qui aviez cédé par faiblesse à ses injonctions de gamine hystérique et capricieuse, vous que la tigresse-femme avait finis par dompter, vous qui vous étiez laissés attendrir et abuser par ses minauderies surjouées, rassurez-vous car Julie captive toujours autant qu’elle exaspère.
Réjouissez-vous aussi, car allez, disons-le, Coward n’est pas un deuxième album pour rien et les Made Out ont appris à être encore plus directs, plus épineux et surtout moins sussucre: on retrouve les guitares angulaires, les basses en métal hurlant à la Bob Weston (ça n’étonnera personne, Coward a été enregistré par Vous Savez Qui), les rythmiques hachées et massives, et toujours ce groove froid, qui bien qu’encore proche de celui d’Unsane cherche aujourd’hui à s’en émanciper. Oui, depuis Trophy, le son dense des New-Yorkais a pris de la bouteille et du tranchant, les compositions de l’assurance, de la complexité et du relief. Du relief, de vraies montagnes russes. Et quoi qu’on en dise, Julie Christmas y est pour beaucoup. Car elle a beau en faire des tonnes et avoir une grande gueule, c’est bien elle qui fait avancer la machine. Une fois dépassées les premières crispations, on entrevoit enfin toute la dimension dramatique contenue dans la voix changeante de la minuscule frontgirl, qui tour à tour feule, gémie, glapie, piaille, miaule, chuinte, hurle, pleurniche, couine, hennie, vocifère et trépigne ; et déverse sa bile, vomie ses tripes et crache son venin. Oui. Tout ça, et même plus : elle chante, elle raconte les noyades, les animaux écrasés, les ongles dans le cerveau, les rats des villes et les cochons ailés, et avec des mélodies tordues, elle réussit à embarquer les morceaux dans des endroits complètements inattendus. Alors même si on redoute l’overdose d’affects et de théâtralité, on ne peut pas se contenter de survoler ce disque. Il faut vraiment oser en pénétrer les méandres, les coins et les recoins pour en trouver la clef. Je pense qu’au fond, pc’est ça qu’ils ont voulu dire par «Coward».
www.madeoutofbabies.com
Francoise Massacre
Publié dans: VERSUS MAG #9 (Septembre 2006)

Classé dans : articles, interviews, velvet/versus/noise mag/etc. | Mots-clefs: death to pigs

Si ce bon vieux Tom n’existait pas, je l’aurais inventé, voire même enfanté pour qu’il invente myspace, car je vais vous dire une chose, ce truc a parfois du bon. Et qui sait si sans myspace, je ne serais pas passée à côté du meilleur groupe de rock français qu’il m’ait été donné d’entendre depuis des lustres…
Death To Pigs, «juste une référence à Charles Manson, à Sharon Tate, aux Black Panthers aussi… La fin du grand délire hippie ! C’est un peu provoc, ça sonne dur… ‘mort aux porcs’, c’est destiné à l’autorité, à toutes les représentations du pouvoir ». Nos Cop Shoot Cop lorrains en somme… J’aurais pu citer Parabellum et Cayenne, sauf que musicalement, Death To Pigs (et pas Mort Aux Porcs) a bien plus à voir avec l’héritage punk/post-punk/hardcore anglo-saxon qu’avec nos alternos français en rangeos, et dans ce registre, les influences du quatuor nancéen brassent fort large et fort bien «Black Flag, Killing Joke, Germs, Wire, Contortions, The Fall, Jesus Lizard, Bauhaus, Birthday Party, mais aussi plein de garage, de la no-wave, du punk rock, des trucs tordus, du hard-core 80’s, de l’indus, un peu de metal, GG Allin et bien sûr Kiss».

Le groupe se forme en 1998, splitte en 2001 au moment où le guitariste part fonder For My Hybrid, et se reforme en 2003 avec Pavel, le nouveau gratteux. Ils tournent un peu en France et en Belgique, et en 2005 sortent en DIY un premier 45 tours éponyme 9 titres numéroté à 300 exemplaires (dépêchez-vous, j’ai eu le 241) : une vraie petite bombe punk-noise ultra-tordue «du punk pété au LSD», qui fait penser à tout (Scratch Acid, mémé Smith et The Fall, les Dead Kennedys, No Means No, j’en passe) et à rien, rien de mauvais. Un an plus tard, Death To Pigs partagent un split LP fulgurant et vivement conseillé avec leurs acolytes nancéens, non-moins bons mais tout aussi dégénérés Gu Guai Xing Qiu qui bastonnent dans un registre plus Pattonesque/Locustien. «Un groupe de freaks, de la racaille… Ils doivent d’ailleurs s’extrader bientôt en Chine où ils sont de véritables idoles communistes». On n’en saura pas plus… Récemment, ils cèdent un des titres de leur 45t pour une compilation téléchargeable en hommage à Feu-John Peel (www.tributetojohnpeel.org) aux côtés d’autres groupes de la relève hexagonale pas dégueus comme Kimmo, Gâtechien, Chevreuil ou Enregistré Par Steve Albini.
Mais surtout, on attend le premier vrai album en bavant. «On vient d’enregistrer 14 nouveaux titres fin août, on a dû tout enregistrer en trois jours, ce qui est un délai confortable lorsque l’on sait que nous avons enregistré le split LP en seulement quelques heures. C’est le batteur des Gu Guai Xing Qiu qui nous enregistre à nouveau… Ça reste difficile à décrire mais on devrait sentir une évolution entre les deux derniers disques et le nouveau. Nos compos sont plus longues, certaines atteignent 1mn30, il y aura des ballades, beaucoup, beaucoup de romantisme comme d’habitude, des arrangements de dingues, des chansons pour brûler du speed, des réflexions pertinentes sur l’existence, les bizarreries exotiques habituelles et encore des chansons sur les kebabs,… On va chercher un ou plusieurs labels pour produire un LP. On a aussi un projet de split 7’’ avec The Intelligence. On évite de s’avancer pour les dates de sortie, labels. Quand tu pratiques ta musique en DIY depuis plusieurs années, t’apprends à ne plus faire de prévisions hâtives ! On avance à notre propre rythme, en dilettante». Soutenez-les, achetez leurs disques (dans toutes les bonnes crémeries indé ou via deathtopigs[at]free[dot]fr), faites-les jouer, parce qu’un groupe barjot dont le sombre dessein est de chercher «l’équation parfaite entre Kiss et Throbbing Gristle» ne peut pas être foncièrement mauvais.
DEATH TO PIGS – 7’’st (Autoprod) & Split w/ Gu Guai Xing Qiu (Gaffer Records/213 Records/Acide Folik/Ben Le Millionaire/Down Boy Records)
www.myspace.com/deathtopigs
Francoise Massacre
Publié dans: VERSUS MAG #9 (Septembre 2006)














